Comme son nom l'indique, le Kanda Matsuri se déroule principalement autour et dans le temple de Kanda Myojin durant plusieurs journées à la mi-mai. Celui-ci se trouve à environ 300 mètres à pied de la station Ochanomizu (M20) sur la ligne de métro Marunouchi de Tokyo.


Le Kanda Matsuri est réputé pour être l’un des trois plus grands festivals shinto de la capitale. Les deux autres étant le fameux Sanja Matsuri qui se déroule à Asakusa au niveau du temple Sensô-ji et le Sannô Matsuri du temple Hie-jinja près de la station Tameike-sannô (G06) sur la ligne Ginza.


L’origine de ce festival shinto est lié directement à l’histoire de la période Edo. En effet, celui-ci prit naissance au tout début du XVIIème siècle. Et ce afin de commémorer la victoire décisive de Ieyasu Tokugawa lors de la bataille de Sekigahara (20/21 octobre 1600) sur les troupes restées fidèles à leur ancien maître Hideyoshi Toyotomi.

          

                  

 

Ayant perduré durant toutes les années suivantes, le Kanda Matsuri est aujourd’hui plus lié à la célébration et à l’apaisement des divinités (kami) du temple plutôt qu’à l’adoration de son origine historique et militaire.

                       

                  

Ce matsuri se déroule tout les ans. Cependant une année sur deux (année impaire), la manifestation est beaucoup plus importante avec une centaine de temples portatifs (Mikoshi). A l'origine de ce festival, c'était plutôt des chars (Dashi ou Yamaguruma) que l'on faisait rouler à travers la ville.


Mais cependant, après la restauration Meiji, le progrès arrivant, le tramway et surtout les lignes électriques obligèrent les organisateurs à baisser la hauteur de leurs chars. De ce fait, il fut décidé d’adopter plutôt les Mikoshi car plus bas et plus facile à manier dans les rues de la ville. Il existe aussi une autre raison à ce changement. Mais celui-ci est beaucoup plus d’ordre naturel. En effet, il s’agit du grand tremblement de terre de 1923 qui toucha la région du Kantô. Suite à celui-ci, de grands incendies ravagèrent la ville et détruisit la quasi totalité des chars.


Lors de ces manifestations, il n’est pas rare de voir, accompagnant la procession, des concerts de musique traditionnelle, des danses rituelles ou tout simplement une Kermesse offrant la possibilité de se restaurer et aux enfants de pratiquer quelques jeux.
                    
                  
Retour à l'accueil