Kinkaku-ji
03 sept. 2007Symbole de Kyoto et de tout le Japon, Kinkaku-ji (pavillon d’or) fut édifié à l’origine en 1397 par Ashikaga Yoshimitsu, troisième shogun de l' ère Muromachi (1333-1568), pour lui servir de maison. Situé au nord-est de la ville au niveau de la colline de Kitayama, cette résidence ne devint le temple zen Rokuon-ji (son nom officiel) qu’après la mort du shogun en 1408. C’est son fils Yoshimochi qui le transforma, exécutant ainsi les dernières volontés de son père. A l’origine, construit sur l’emplacement d’une ancienne maison de campagne de Kintsune Saionji, celui-ci comprenait d’autres bâtiments et deux pagodes de trois et sept étages. Malheureusement, les guerres civiles et les incendies ont eu raison de ces joyaux architecturaux.
Le pavillon d’or que nous pouvons admirer actuellement est une réplique à l’identique du Kinkaku-ji de l’époque. En effet, le 3 juillet 1950, un incendie s’y déclara. Ce désastre nationale fut provoqué par un jeune moine suicidaire.
Ce pavillon de deux étages (trois pour les japonais, car là-bas on compte le rez-de-chaussée comme un étage) et de forme carré représente trois styles différents d’architecture, chaque niveau ayant le sien. Il aura fallu prés de 50 kilogrammes d’or pour recouvrir les deux étages en 1955 lors de sa reconstruction. Sa dernière restauration date de 1987.
Actuellement, vous pouvez visiter en plus du pavillon, un étang noir, un jardin et une maison de thé sekka-tei construite au XVIIème siècle par l’empereur Gomizuno-o et le Kyôhoku-rô qui lui date de l‘ère Meiji.